Edito Juin 2019

            En ce mois de juin, dédié au Sacré-Cœur de Jésus, nous nous souvenons de la dévotion tellement vivante que  St PIO lui adressait. Il était, pour ainsi dire, brûlé de l’amour de Jésus, depuis sa transverbération, où un ange l’avait frappé, au  sens propre du mot de la vive flamme provenant directement du Cœur du Seigneur. Une trace de brûlure marquera pour toujours la poitrine du Saint depuis ce 6 août 1918.     
         
   Dévoré par l’amour de Dieu, un jour où il souffrait d’une de ses maladies surnaturelles, qu’elle n’a pas été la stupéfaction du médecin d’entendre battre deux cœurs dans le thorax de Padre PIO. L’examen clinique était scientifiquement indubitable. Cette dévotion au Cœur de Jésus est ancienne et magnifique. Elle commence au Moyen-Age classique, lorsque Sainte Gertrude, ce véritable phare de la mystique allemande vénérait comme à son habitude le Seigneur, qui lui apparaissait en lui baisant respectueusement les pieds. 

   Jusqu’à ce jour, où son époux divin,   lui demanda de monter plus haut, en montrant son cœur transpercé. Depuis ce jour, qui peut oublier la blessure non seulement physique, mais affective du Christ, offert en sacrifice sur la croix, et comment une  âme chrétienne pourrait y être insensible ???
Réalité merveilleuse, que l’amour blessé de Jésus, encore plus évidente, lorsque apparaissant à une autre   religieuse : Saint Marguerite-Marie, à Paray le Monial. Il lui confiera : « Voici ce cœur qui a tant aimé et qui a reçu si peu d’amour ». Il lui inspirera aussi cette prière si simple : « Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous ».
          
   Au XXe siècle, ce sera Sainte Faustine qui bénéficiera des visites de Jésus. Une fois encore, le Ressuscité dévoilera son cœur d’où sortent deux rayons : l’un pâle, l’autre rouge, figurant le baptême et l’eucharistie, l’eau et le sang, qui jaillit lorsque le soldat frappa de sa lance la poitrine du Crucifié, de dont Padre PIO fit l’expérience mystique.

   En fait, ce mystère, que nous savons aujourd’hui être celui de la Divine Miséricorde, trouve sa source sur la   croix et dans la rencontre du Ressuscité avec St Thomas, lorsqu’il montrera ses stigmates glorifiées, dont la  plus émouvante est bien entendu celle du Cœur. Demandons au Seigneur de l’aimer d’avantage, comme il nous aime, c’est-à-dire jusqu’à mourir pour nous. Aimons le, et aimons nos frères et sœurs à sa manière, jusqu’au pardon des plus terribles offenses.

  Si nous n’avons pas la même innocence que ces grands Saints et Saintes, tel Padre PIO, qu’au moins, nous  ne soyons jamais indifférents devant l’amour immense du Seigneur pour nous.  Il nous suffit pour cela de contempler son Cœur blessé pour nous.  
              Père Pierre-Marie VERHEGGE,

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