Edito Octobre 2020

UNE ARME PLUS PUISSANTE QUE LA BOMBE ATOMIQUE

Nous nous souvenons sans doute de ce dialogue entre le Padre Pio et son Gardien (supérieur du couvent). « Padre Pio, combien de chapelet as-tu dit aujourd’hui ? -A mon gardien, je suis obligé de répondre : 34 ».
Relevé de son vœu, consistant à célébrer les 7 offices quotidiens, en tant que moine et ceci pour pouvoir célébrer et confesser, c’est-à-dire de 4 h du matin à minuit, avec une petite interruption à midi, notre saint préféré pouvait les remplacer par la récitation du Rosaire, ce dont il ne se privait pas, comme nous venons de le rappeler.

Pourquoi ? J’y vois deux raisons la première c’est la puissance de cette prière, si nous demandons à la Sainte Vierge de s’y mettre alors le diable fuit le plus loin possible et l’œuvre de Dieu peut s’accomplir plus facilement en nous et par nous.
Faut il rappeler la raison de cette fête et de ce mois du Rosaire (octobre) ? Cette mémoire est la seule du calendrier à correspondre avec une victoire militaire. A Lépante, en mer, la flotte chrétienne fut victorieuse des Turcs et donc, l’Europe ne deviendrait pas terre d’Islam. St Pie V, pape de l’époque, y avait vu non seulement un fait d’arme providentiel, mais aussi la réponse du Ciel à la prière humble de tant et tant de pieuses personnes, qui avait réciter le rosaire sans désemparer, pendant des jours et des jours. Quand je vous disais, que nous avons dans nos poches une arme puissante, à savoir le chapelet.
Je parlais aussi d’une deuxième raison. Quand nous récitons le rosaire, ce n’est pas notre tête la plus concernée, mais notre cœur. Comment oublier cette vieille dame de 96 ans, maman d’un prêtre ? Elle pouvait s’endormir en récitant son chapelet et des heures plus tard le reprendre à l’endroit du je vous salue Marie, où elle s’était arrêtée, son fils en était témoin.
Ainsi, à la demande même de St Pio, c’est toujours le rosaire que nous récitons ensemble lors de nos rencontres. En ce mois qui est dédié à cette forme de prière, nous ne nous en priverons pas.

Père Pierre-Marie VERHEGGE

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