Intentions septembre 2021

« Prions pour que nous fassions des choix
courageux en faveur d’un style de vie sobre et
durable, en nous réjouissant de voir des jeunes
s’y engager résolument ».

Que nous dit « laudato si » :
Les Chrétiens et l’écologie :
Les positions du christianisme à l’égard de la terre, considérée au sens
le plus large comme une réalité créée, habitée et utilisée par l’homme,
ont été, au cours des siècles, les plus variées. Une expérience assurément
qui lie étroitement la foi à la Création, est celle de Saint François
d’Assise et son Cantique des créatures ; dans ces paroles résonne une
notion fondamentale de notre théologie, à savoir que Dieu est le
Créateur du monde. Malgré cela, même parmi les chrétiens, il y a eu
ceux qui surfant sur la vague du progrès scientifique ou des intérêts
économiques – n’ont pas toujours eu du respect pour la Création.
Avec une grande facilité, on est passé de l’idée de fertiliser et
d’améliorer la terre à une surexploitation et à une dégradation grave
qui ont conduit aux conditions actuelles de crise écologique mondiale.
Quelle a été l’attitude du chrétien ? Dans le meilleur des cas, il s’est
adapté au comportement de la majorité ; il suffit de penser que ce n’est
que récemment que l’on a parlé de péchés écologiques, de profanation de
la Création, ou que quelqu’un vienne se confesser pour avoir dégradé
l’environnement, ou pour ne pas avoir discerné correctement. Ces
choses-là, on a encore du mal à les considérer comme un péché.

…/…

Mais l’écologie n’est pas seulement un problème environnemental :
elle passe par le corps et notre histoire, à tel point le pape François parle
« d’écologie intégrale ». Le Pape introduit ce terme en préambule
fondamental à l’essence de notre existence chrétienne : tout est connecté,
tout est lié. Avant de considérer le rapport avec la création, ce concept
concerne le rapport avec notre propre personne : souvent, nous nous
fixons des objectifs, faisons des choix ou – plus simplement – nous avons
une vision de nous-mêmes. Nous savons bien qu’une vie désordonnée,
l’incapacité aux renoncements, l’habitude même du péché, mais aussi le
désir de brûler les étapes, s’exercent au détriment de la croissance
spirituelle, car ils marquent cette dualité intérieure – absence de relation
entre principes et vie factuelle – que Jésus résume par ces mots : « On ne
peut servir deux maîtres à la fois » (Lc 6,13).
L’écologie intégrale devient mission Si nous partons de la relation à
nous-mêmes, le problème écologique n’est plus seulement une
thématique environnementale de grande importance, mais devient un
problème de foi auquel il est nécessaire de se confronter. Le Pape
François écrit : « Aujourd’hui, l’analyse des problèmes
environnementaux est inséparable de l’analyse des contextes humains,
familiaux, urbains, de travail et de la relation de chaque personne avec
elle-même qui génère une façon déterminée d’entrer en rapport avec les
autres et avec l’environnement. Il y a une interaction entre les
écosystèmes et entre les divers modes de références sociales, et ainsi une
fois de plus, il s’avère que « le tout est supérieur à la partie »
(Laudato Sì, n. 141).
Réjouissons nous de cette prise de conscience
Avec le saint Père le pape François, avec Saint PIO, prions aussi pour
qu’une juste rémunération soit accordée à tous et à chacun, pour qu’il
puisse subvenir aux besoins de sa famille et que s’installe une véritable
justice distributive.

JJ LEFEBVRE – 1er septembre 2021.

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